Bonjour Lisbonne!

28 Mar

 

gwinver2 1024

Gwinver2 est à Lisbonne à la marina de l’Alcantara , juste derrière le débarcadère des containers, il est vrai que les containers je les aime jusqu’à en avoir un dans mon jardin!! Alors un alignement de containers ça a de la gueule…mais eux n’attendent pas leur permis de construire….enfin une autre histoire!
Le pont ,style San Francisco, est juste derrière  avec son bruit de ruche, le Portugais butine et le pont est sa ruche, le passage nord sud.  Et la route Lagos-Lisbonne dans tout ça? Une découverte du Gwinver2, un animal qui a l’habitude de faire du branche en branche et là ce fut le cas pour une partie de la route, vent qui refuse, mer pas très agréable, on avait l’impression de naviguer en Manche un mauvais jour….Puis le calme avec l’arrivée d’une houle d’ouest,  il était temps de s’arrêter à Cascais dans cette ville où la bourgeoisie lisboète vient claquer ses euros. Mais une marina où l’on sait accueillir le voilier de passage, une bonne bouteille de vin portugais en cadeau pour une nuit à 20 euros tous frais compris…. ici on est seigneur lorsque l’on accueille. Merci Cascais!
Nos voisins de ponton purs british dans leur Westerly 37 de plus de 20 ans, dessiner par Ed Dubois,  magnifique voilier, merci les amis d’entretenir pareille demoiselle, mais il est vrai que vous, vous avez le savoir du bon goût et du détail. « She » pour votre magnifique voilier, il y a des jours où j’aime ces hommes qui savent entretenir ces femmes alors que ce n’est pas forcément leur intention première.

Route vers Lisbonne, nos deux nouveaux  amis étaient inquiets à nous voir partir avec cette houle qui cassait par dessus les jetées de Cascais…sortie du chenal il est vrai que la chose portait à réflexion, la plage blanche par les rouleaux, un joli temps de surfeur de niveau international…On y va ? Gwinver2, le sauteur, est d’accord …la première barre lui donne raison, il aime…Il en redemande et c’est parti pour trois heures de surf,

« Des fureurs des méchants, des pièges de la mort
De tous les éléments éprouvant les atteintes,
Compagnons de nos maux, permettez-nous les plaintes.
C’est l’orgueil, dites-vous, l’orgueil séditieux,
Qui prétend qu’étant mal, nous pouvions être mieux.
Allez interroger les rivages du Tage;

Voltaire me revenait en écho au passage de chaque barre, pourquoi j’aimais tant cette ville? Sans doute par cette force, ce peuple qui fier, travailleur, a conquis son héritage sur la mer et de ses côtes où chaque mille est un danger. Vive Lisbonne où les rues pleurent encore les morts du tremblement de terre dans des fados qui résonnent au coin de chaque ruelle de la vielle ville. Heureux, je suis à Lisbonne, Gwinver2 l’est  aussi , même pas peur de frotter sa coque alu aux eaux du Tage où flotte encore l’odeur des œillets…

belem

 

admin

Lire ; www.mauriceuguen.com

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