Le soleil, la mer et les ofnis…

8 Mai

Premier épisode
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Gwinver2 au ponton de Muxia

Après avoir contourné la côte ibérique, si je garde de très bons souvenirs des escales avec les découvertes et les rencontres, je garde un moins bon souvenir de cette route chaotique, ponctuée de vent de debout , d’une mer hachée, mer désagréable. La côte portugaise est un enfer pour le solitaire qui doit en permanence regarder devant pour éviter tout ce qui flotte, de la bouteille d’eau reconvertie en bouée de ligne de fond à la forêt flottante au large de Porto après que les Espagnols aient ouvert les barrages en amont sur le Douro. Et je ne parle pas des bateaux de pêche de toutes tailles qu’il faut éviter en imaginant la route qu’ils vont suivre. Bref, long parcours de chausse-trappes, un élément majeur qu’il faut intégrer lorsque l’on fait route vers le nord. Tous ces objets que d’autres qualifient d’Ofni*…
La partie espagnole est beaucoup plus calme, soit la mer est plus difficile, soit les pêcheurs côtiers sont moins téméraires pour aller placer leurs pièges à quelques milles de la côte. C’est un parcours. Après avoir côtoyé la Pinta et la Santa Maria je me dis que les navigateurs de cette époque avaient bien du mérite.

Lagos, au sud Portugal, fut une marina confortable comme on les aime avec un léger parfum de méditerranée toute proche. Lisbonne, un arrêt pratique mais qui me réserva une grosse surprise avec les anodes de protection que j’immerge à chaque arrêt , le zinc avait bien travaillé bouffé par l ‘électrolyse du voisinage…. amis qui venez là avec une coque en aluminium…protégez-vous !

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rencontre dans la houle, sans vent

Le petit stop nocturne à Peniche me laisse un souvenir de cowboy, en pleine nuit…noire ! Pas d ‘éclairage au ponton, vent perpendiculaire après avoir hésité à mouiller dans l’avant-port , c’est au lasso que j’ai attrapé le catway ! Puis Porto qui se refuse avec sa barre qui m’interdit le Douro, les troncs d’arbres qui flottent dans une eau boueuse due aux inondations en amont. Leixoes, un port de secours, un lieu où l’on ne fait pas de vieux os ! Un endroit qui laisse peu de souvenirs bons ou mauvais juste un certain inconfort. Viana do Castelo un charme certain, une ville que je qualifierais de la « Lourdes du bord de mer ! » là aussi pas le temps de bien tout comprendre avec un bref arrêt pour éviter les mauvaises rencontres de nuit au large. Juste une chose, après une nuit au ponton extérieur sur la rivière…. bien assurer ses amarres, le lieu est un véritable tapis roulant à la renverse.
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Rencontre de Lisbonne

A suivre …

*Ofni : objet flottant non identifié..

Coruña, thé, café, casse croûte!

6 Mai

La Corogne, la Coruña, j’y suis , la route fut bosselée par la houle et cabossée par les mauvaises vagues, le vent n’a pas tenu ses promesses quelques heures du 15 n de travers qui rapidement est repassé dans le nez…avec un brouillard qui enveloppe, une température qui confirme que l’on arrive sur la côte nord. Ici ça caille et il pleut !
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nos petits bateaux!
Première surprise en arrivant au petit yacht club …un énorme paquebot me barre le passage…et ici il est de la taille de ces barres d’immeubles que l’on fait sauter à la dynamite tellement la vie y est devenue insupportable pour l’habitant. Énorme, je vous dis énorme et j’ai envie d’ajouter des n et des m à énorme ! C’est Sarcelle sur Mer , ou les Minguette à flot…comment peut-on imaginer de pareilles choses et les faire flotter ? Enfin la ville est heureuse d’accueillir pareille manne financière flottante pour remplir les bars et restos du bord de mer.
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Bernardo en action
Mais le touriste de ces HLM salés n’auront pas le privilège d’aller casse-croûter chez l’ami Bernardo, Mes amis je suis fier que Perico Legasse ne connaisse pas ce lieu…sinon le tout Paris des médias et du VII eme réunis se précipiteraient par charter sur « Dassault air Line » au départ du Bourget dans la Santo Domingo au numéro 2. Oui c’est le coin le plus branché de la Coruna mais ne le répétez qu’à vos amis très sûrs… car ici monsieur on dîne pour 15 euros avec les meilleurs jambons et fromages du pays ….et je ne vous parle pas du vin ! Comment un marathonien comme Bernardo peut-il nous servir pareil régime alimentaire !?? Chef d’œuvre de tapas base charcutaille où les tables ne désemplissent pas. La Leonesa …merci à mon ami Jean-Yves de m’avoir soufflé l’adresse , Jean-Yves tu es un vrai ami de plus de 40 ans !!
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Le casse croûte de Bernardo

Plus feutré le salon de thé d’Amalia Rumbo, rien à voir avec le le 1 le 2 le 3 etc, pas de Gary Cooper et ses pistolets d’or, le Veracruz ce n’est pas du cinéma, ici on vous sert un café très délicat et un thé que les spécialistes rêvent de rencontrer à l’escale, le Veracruz , un lieu à biffer de deux croix ! La petite boutique est un havre de paix dans le tumulte de la rue piétonne où quelques habitués viennent faire la pause de l’après-midi. Le 22 de Riego de Agua où l’on vous transforme l’eau en un thé ou un café dans une atmosphère d’un autre temps.
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Amalia Rumbo la star du Veracruz qui n’a rien du cinema!

Merci de ne pas faire suivre ce billet à Perico Legasse il en ferait un billet dans ses prochaines chroniques…! Ici l’AOC on sait ce que c’est…

Ici finit la Terre pour le poisson lune!

6 Mai

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Le cap Finistère
Comme tous les caps, le Finistère a un air de famille avec ses grand- frères ou grandes-sœurs… Son approche me fait penser à l’arrivée de loin, entre deux profondes vallées que produit la houle, à la « Table Mountain » qui domine le cap « Bon Espérance »… puis en approchant, peu à peu, avec l’angle de la route cela tient plus au Cap Horn avec ce petit bout de tour blanche qui rappelle le phare du bout du Monde… Le radar, quant à lui, me donne les mêmes images que celui du Cap Farewell au sud du Groenland que je n’ai jamais vu que sur un radar , tellement le brouillard m’interdisait son image à chaque passage .

SAMSUNG CSC

Cap Finistère vu du Nord

Cette région est à passer au plus vite, un désert de houle et de vent. Les bateaux sont ici en transit avec un billet de courte durée…Le Cap Finistère m’a laissé passer sans soucis avec un vent calme et bien ballotté par les courants qui jouent avec les voiliers en transit ! Mon voisin de route,  Magic Erika, un ancien racer de 45 pieds,  s’est fait un peu peur en voulant passer au plus près.
Pour les plus gros navires, dits de commerce,  c’est certainement un lieu de machine à laver… Pendant plus de 15 milles j’ai flotté dans un magma de gras et d’huile jaune….les courants locaux sont certainement, pour les capitaines peu scrupuleux, le moment de nettoyer les cuves ! Rien à voir avec avec les décoctions de Bashung:
Dans un liquide saumâtre
Plein de décoctions d’acide
Qui vous rongerait les os
Et puis…
L’inévitable clairière amie
Vaste, accueillante

Non ici c’était plutôt une soupe , vrai bouillon de culture où j’ai fait la rencontre d’un poisson lune. Lors de notre rencontre à Lisbonne, Philippe Poupon m’avait dit avoir vu un énorme poisson lune au Cap Finistère… Était-ce le même ? Moi je ne l’ai pas vu, mieux, je lui ai fait la bise ! Il faut dire qu’il dormait dans cette eau bizarrement colorée, il devait être en train de rêver à une « poissonne lune » shooté par la décoction de fuel en surface. Il a dû être surpris de se sentir frotté par les 12 mètres de coque de l’écureuil*, voilà ce qui arrive lorsque l’on est dans la lune …Monsieur le poisson lune !

Je pense que les prochains concurrents du « Vendée globe » devraient penser aux poissons lune, car les foils de leurs voiliers ne feront pas des « bises » mais couperont en tranche mes amis les poissons lune rêveurs entre deux eaux… A moins que les foils ne résistent pas aux poissons lune….
poisson-lune
poisson lune
* rappel pour ceux qui n’ont pas lu les épisodes précédents ; Gwinver en breton est un écureuil

Le Coq et la Coquille…!

3 Mai

Mon vieux copain Claude a tellement insisté, « T’es à Baiona il faut aller à Santiago !! » comprenez St Jacques de Compostelle…Il est vrai une centaine de kms plus loin, me voilà au milieu des pénitents, les uns boitant et ayant troqué les brodequins pour des tongs afin de laisser les ampoules respirer….et les autres, le regard vide vers le ciel…refont le voyage, pendant qu’un guitariste joue du Jimmy Hendrix sur une Gretsch des bonnes années… Ils l’ont fait, respect !
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St Jacques de Compostelle, scout toujours!
Mais Santiago…c’est aussi les « marchands du temple »… un gros business touristique… C’est au coude à coude avec un car de Chinois que je finis par entrer dans le saint des saints… pendant qu’une troupe de scouts escalade l’escalier de l’intérieur.ssantiaago
La coquille et le coq…
J’ai ma coquille, elle est belle à côté du coq portugais acheté à Lisbonne au-dessus de la table à cartes du Gwinver 2.. souvenir souvenir tout à 2 euros…Non St Jacques je pense que l’histoire est bien avant, sur le chemin..

Demain matin au petit jour route pour le Cap Finistère… le vent n’est pas des meilleurs mais normalement pas dans le nez aussi il faut foncer….J’essaierai de dormir quelques heures à Muxia pour reprendre la route vers la Corogne jeudi matin…La nuit cette région est très dangereuse par le nombre de bateaux de pêche à slalomer!
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Sophia , la reine des lieux…
Un salut à l’accueil parfait du Yacht club, très pro, un cadre idéal pour une escale qui restera une perle de la Galice. La Galice qui mérite d’y revenir. Un dernier clin d’œil à ma copine Sophia qui tous les matins venait frapper à la coque du Gwinver2… Sophia est la mascotte des lieux, une oie blanche qui ne demande qu’à entamer une conversation avec les marins de passage… Salut Sophia et j’espère que le prochain qui prendra ma place au ponton aura tous les matins un morceau de pain pour toi !!

Baiona, surprise…surprises!

2 Mai

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Baiona la nuit..
Baiona est une escale pleine de surprises. Un club du meilleur goût où le dimanche on régate en gentlemen dans la magnifique baie et le reste de la semaine on astique les ponts des bateaux. Belle escale au milieu de gens au meilleur savoir-vivre !

Baiona c’est aussi une charmante petite ville de bord de mer, avec le même bon goût que le Yacht club, ce qui est une référence ici. Baiona restera pour moi une grande première, après une vie de longue expérience culinaire… hier soir stupeur lorsque le maître d’hôtel se présente ; « Ici Señor nous n’avons pas de carte, je vais vous réciter ce que mon restaurant vous propose ce soir…. » et de déclamer, dans un pur style théâtral et le meilleur espagnol, tous les plats, ponctué d’ une mimique lorsque je ne comprenais pas bien sa façon de cuire le turbot à l’unilatéral, braisé à la méthode de Baiona !casa rita
Casa Rita depuis 1911…

«  Et pour le vin Señor , blanco ? tinto??? » Surpris que je demande la carte des vinos !!!
« Señor la maison existe depuis 1911, nous avons les meilleurs vins de la région… !!! » dans un espagnol qui monte d’un octave… « Pour le le prix…c’est une question de confianCE, Señor !!! » en appuyant sur « ce » final. Allons-y pour la « confianCE »…. !! Eh bien énorme surprise ! Un restaurant extraordinaire par les saveurs de chaque plat, un turbot servi en tranches… et non en filet …une cuisson parfaite, un service tout en finesse…du grand art! Et pour le prix me direz- vous… ? A la hauteur de la qualité et surtout moins cher que la gargote d’à côté bourrée de touristes qui se nomme « le Tunnel. »..où lorsque vous y entrez, vous n’avez plus que votre carte visa…pour retrouver la sortie !

« Casa Rita » braves gens si vous passez par Baiona , arrêtez-vous là…pour ses « Coccohas de Merluza » et son « turbot à la Baiona.. ». !

Dernier clin d’œil, quelle n’est pas ma surprise de trouver dans le supermarché local des étrilles, que je reconnaissais entre mille, tellement j’ai vu mon copain de l’Aber Wrac’h en ramener plein son bateau.. A la question au responsable de rayon ; « Señor les Miiillores !!! Elles viennent du Pays des Abers.. de Briiitagne….! » Un grand salut à l’ami Simon, j’ai retrouvé la trace de tes étrilles !
étrilles
Les étrilles de Simon …pur produit des Abers!

Si les Sudistes….nous les Nordistes..

28 Avr

yacht club
Yacht club de Baiona
Confortablement installé dans un fauteuil du Yacht Club de Baiona, discutant à bâton rompu avec l’ami Bernd de sa navigation depuis l’Allemagne sur son Beneteau 50, nous constatations que la route lui était favorable depuis son départ…. « Toujours au portant…un plaisir d’arriver ici, à peine trois jours depuis la Bretagne !.. » Pour moi ce n’est pas la même chose…toujours au près très serré… dans le pif pour tout dire. J’envisage la suite de la même manière, au moins jusqu’à la Corogne. Lorsque la route des sudistes croise celle des nordistes… Le vent est ton maître, la mer ta liberté…
La mer c’est la liberté, à chacun de choisir sa route. Lui va au sud et moi au nord. J’aurais pu laisser le Gwinver2 dans le sud du Portugal…les vols pour Faro coûtent moitié moins cher que les Paris-Brest ! Et la superbe marina pavée de marbre de Lagos coûte moins cher que celle de l’Aber Wrac’h, amarré sur un corps mort !! Une belle température toute l’année, une hygrométrie quasi parfaite… A chacun sa route, à chacun sa liberté de choisir…

willy
Willy de Roos à bord du Williwaw, Punta Arenas  ⊆ photo Maurice Uguen

Me revenait le souvenir de mon vieil ami Willy de Roos qui avait son point de vu sur la liberté en mer. Un peu surprenant à la première écoute, Willy poussant toujours les choses jusqu’à la provocation dans ses conférences. Mais un homme intègre, sans concession surtout vis à vis de lui-même jusqu’au dernier jour. Parlant de ses circumnavigations, il disait ; « La liberté, ainsi, me semblait se réduire à une peau de chagrin. Toutefois, ce n’est que faute de ne l’avoir pas correctement définie. La liberté ne permet pas de faire tout à sa guise. Elle ne pourrait d’ailleurs pas se conserver ainsi. Et de poursuivre , Alors, j’ai vite compris que la vraie liberté n’est rien de plus que le droit de se contraindre soi-même. Mais c’est là une immense liberté : la plus belle, celle qui nous élève au rang d’adulte. »

Et si la liberté était de revenir barboter dans sa rivière comme le saumon…il est vrai pour le moment les saumons ont un peu déserté l’Aber Wrac’h… Mais patientons, pas impossible que l’ami Fred de Paluden fasse bientôt labelliser le plat dans son Auberge du Pont «  Pêché sous les fenêtres de l’auberge !! ». Et mon nouvel ami Bernd ? Pas sûr, qu’il retrouve sa choucroute au milieu du « bacalhau » de la baie d’Alvor.. ! Mais c’est sa liberté !

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Un jour les saumons, comme les kayaks …. dans l’Aber!

  • Willy de Roos premier navigateur à franchir le Passage du NW en solitaire

J’aime les escales…!

27 Avr

«  J’aime quitter une côte de vue, et, après un jour, huit jours, un mois, en voir apparaître une autre, qu’on attendait …. » écrivait Jean François Deniau.
Une escale c’est aussi faire le point sur le bateau, sur l’équipage et d’imaginer la prochaine route, la prochaine escale !
escal
Escale au petit matin…
Côté équipage les comptes sont vite faits…pour le moment je « me supporte », pas de problème avec moi-même…Côté technique, Gwinver2 va bien, je n’ai que des compliments de mes voisins, à chaque escale,. Il est vrai que le bateau avance sans forcer sur les écoutes, le plus souvent sous solent et grand voile haute…Il faut dire que depuis le départ le vent est en permanence dans le « pif » !!
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Capture écran Seapro 
Au dernier salon nautique j’ai lié de bons contacts avec le « Mr Seapro français », Mathieu Ranoux, Seapro étant le logiciel de navigation à bord. Il m’a convaincu de prendre les mises à jour pour faire évoluer mon système. Pour tout dire, je ne connaissais pas ce logiciel. Après plus d’un mois de mer je suis convaincu que c’est un bon logiciel. Avec la pratique du quotidien, il est un atout maître pour faire sa route. Doté de systèmes d’alarmes, indispensables en solitaire, c’est un outil de décision pour prendre la mer… ce n’est pas lui qui décide, n’y ne règle le bateau ,mais il évite bien de la fatigue à l’homme seul devant la table à cartes ! http://www.seaprofrance.fr/  
Autre volet technique : la radio ! Fonctionnement, au-delà des espoirs , elle permet des liaisons permanentes avec les radioamateurs français ainsi qu’avec le reste du Monde… Je contacte régulièrement des radioamateurs australiens le matin…Et, fraise de Plougastel sur le gâteau ! Le système  transmet la position chaque jour via un réseau dit « Pactor », le relai étant à Bern, en Suisse, où je me connecte chaque après-midi .En 3 minutes la positon est entrée , accompagnée d’un petit texte style « twitter »… voir ici ; http://www.winlink.org/userPositions
Hier soir j’ai passé un bon moment avec les couche-tard, Laurent F6HPP et Joseph F6CTT et quelques autres radioamateurs, à commenter la traversée, les moyens techniques mis en œuvre à bord de Gwinver2… Surprenant la qualité des communications. On en n’est pas à « Si tout les gars du Monde » ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Si_tous_les_gars_du_monde ) mais une voix dans le haut-parleur du bateau …. c’est toujours un bon moment …
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Si tous les gars du Monde…Un film de Christian Jacq
« Toutes les techniques sont bonnes à prendre, » poursuivait Jean Francois Deniau dans « La mer est ronde »  et continuait ; « Il subsiste une sorte de magie à pouvoir dire au milieu de la mer, après consultation du soleil, des étoiles…Voila nous sommes ici ! »

L’escale est également là pour confirmer la route, c’est une ponctuation qui n’attend que la page prochaine. Avec Gwinver2, nous sommes ici , à Bayona en Galice. Gwinver2 continue sa route vers le Nord, pas trop vite, en bateau ce sont aussi les escales qui comptent!

Viva España …!

25 Avr

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Une baie magique, pour le repos!

Baiona, ou Bayona… Gwinver2 est dans ce petit port chargé d’histoire depuis  Christophe Colomb et la Pinta….Tranquillement au ponton du Yacht Club, le Monte-Real Club de Yates, Gwinver 2 est là pour une bonne semaine le temps de profiter des lieux…Et d’attendre que le thermomètre remonte un peu dans le Nord!!!

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Carte originale de l’approche de Baiona…

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La Pinta

En Mars 1493, revenant du « Nouveau Monde »  arrive la Pinta commandée par Pinzon et pilotée par Sarmiento , la Gallice est un magnifique pays maritime peuplé d’îles et de rias très profondes à l’intérieur des terres.
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La tour surveille l’entrée de la baie

Terre d’histoire, aujourd’hui terre de tourisme et d’industries on sent ici un grand dynamisme et un esprit d’accueil. Les équipements du Yacht club ont un parfum très british, avec les fauteuils profonds comme les canapés des clubs britanniques. Ici si les fauteuils pouvaient parler…. combien de régates seraient à refaire!

Souvenir en 1985, Philippe Poupon gagne ici l’étape du Figaro à bord de son half « Fleury Michon »... déjà!  Ensuite Philou allait gagner la solitaire du Figaro , décidément on retrouve toujours  le « Bigouden » quelque part sur cette côte! Parlant des ses victoires ; « Elles ont toutes été différentes. Mais, en 1985, j’ai survolé l’affaire en remportant trois étapes. » Tout est dit, et de son aveu, Bayona reste une super étape au coude à coude avec Cudennec!

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Philippe Poupon;
http://www.fleuraustrale.fr/philippe-poupon.html

Question de retraite!!

23 Avr

Six heures de route avec vent dans le pif mais avec une houle qui se calme, finalement il y a des jours où on aime remonter au plus près du vent avec un dériveur pas du tout amoureux de cette allure…. Le Gwinver 2 avance à 6,5 nœuds …voire 7 lorsque ça adonne un peu …mais quel plaisir de voir très loin derrière les cheminées de Leixoes…
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Quand la gendarmerie rit….
Ce soir j’irai voir les « bondieuseries » de Vinia do Castelo… Et là c’est pas les cheminées qui attirent ! Non , c’est un copié collé « Notre-Dame de Lourdes » perchée sur une colline…Sympa petite ville calme, une entrée style rivière intérieure et mes amis de la police maritime locale comme aimantés par l’aluminium de la coque ! Décidément il doit y avoir un gros « Wanted » dans le coin sur un voilier alu qui remonte vers le nord…
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Paolo sourit…
La soirée se fera au calme d’un resto typique et classe à la fois ; « Os 3 potes » sachant que les potes en question sont en fonte bien solide ! Le Paolo est maître d’hôtel de l’endroit , les bonnes manières, pour tout dire classe comme son resto , avec tous les stickers du Michelin, guide du routard…;Tripadvisor etc…ils y sont tous. Le Bacalhau assado na brasa, rojoes à moda do Minho….et plus surprenant en français fondue bourguignonne. Ici la cuisine est un art dans l’une des plus vieilles maisons de la ville qui sent bon les processions pour la rédemption des âmes des pénitents, comme toutes les ruelles de la ville.
Côté marina on y compte une figure, casquette caban, manque la pipe, Pierrot, un rochelais qui a décidé de tourner son amarre ici…. « Tu comprends ici je double ma retraite…. Alors je reste sur mon bateau ici….jusqu’à la fin ???!!! Mais ici il pleut plus qu’en Bretagne » ,en regardant le « Gwenn ha du » du Gwinver2. Une manière de voir la vie de navigateur, certains doublent les milles, d’autres la retraite, la mer est faite pour tous, chacun à sa manière, et son plaisir !.
notre dame
et la Vierge….Marie!!!

Au petit matin, route pour l’Espagne et Bayona, longuement je regarde « Notre-Dame de Lourdes » perchée sur la colline, finalement c’est plus sympa que les cheminées qui crachent, là aussi à chacun son choix , le bon Dieu dans le hublot ou les cheminée dans la vitrine de l’épicerie…. Tout est une question de retraite !
bayona
et Viva España! Gwinver 2 à rejoint la Pinta …

Vive la météo!!

23 Avr

Bon pour tout dire Leixoes est un bon port d’attente et cela dit, il faut chercher pour trouver d’autres qualificatifs…Dans la marina chacun a l’œil sur le fichier météo qui tombe deux fois par jour …un point c’est tout … Pour traduire mes deux voisins russes qui convoient deux magnifiques catamarans, flambants neufs, en Adriatique  ; «  Quand est-ce qu’on se casse de ce trou… » et ma traduction du moscovite est élaborée car je n’ai fréquenté que les beaux quartiers de Moscou !
leixoes marina
Dans cette grisaille, peuplée de grues et containers, une figure locale de l’arrière-port est le père José qui tient une petite épicerie avec sa femme, après un temps en France il est revenu passer sa retraite ici, mais gros avantage sur les navigateurs de passage ….lui, il est né ici !!! Pour José tous les navigateurs sont bretons, « il n’y a que des bretons qui passent ici… »…
phare de leixoes
En cherchant bien entre les cheminées des usines, le phare qui domine la nouvelle ville, les corps flottants non identifiés dans le bassin de la marina….le wifi qui bug, les trois douches de moins d’un mètre carré chacune pour une marina entière….Rien à raconter, rien à dire, vivement le prochain fichier météo !